Qu’il est doux de s’envelopper dans ce silence,
ne plus rien entendre d’autre en ces moments, que l’absence,
de tout être, de tout mot et de tout bruit,
pour n’écouter dans ce néant, que l’infini.
Qu’il est doux de te savoir, là,
silencieux, paisible, m’observant et me protégeant,
plus près alors que nous ne l’avons jamais été l’un de l’autre, de ton vivant,
à tout moment, je te sais près de moi, je te sens de ci de là.
Qu’il est doux de te parler,
de te dire tout de ma vie, de ma tristesse, de ma peine et de mon amour.
Plus complices alors aujourd’hui qu’hier et pour toujours,
te livrer tout, ne garder aucun secret, ne pas mentir ni tricher.
Qu’il est doux que tu entendes maintenant,
ce que jamais nous ne nous sommes dis
et remplacer ainsi le vide de ton départ, par les récits
Te donner aujourd’hui dans ma vie encore plus de place, comme jamais auparavant.
Qu’il est doux de partager ces moments,
écouter le silence, fermer les yeux pour entendre ta voix, te sentir près de moi.
Voilà comment je peux accepter de vivre sans toi,
en partageant ces moments, qui pour un instant et arrêtent le temps.
A Patrick-Ludwig
Le 20 février 2003.
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